Le commerce de la fourrure   Conseils pour les enseignants
  In English
Acceuil  |  Période préeuropéenne jusqu’en 1600  |  De 1600 à 1867  |  De 1867 à aujourd’hui
  Identité, culture et communauté
  La terre : lieux et personnes
  Liens historiques
  Pouvoir et autorité
  Économie et ressources
  Interdépendance mondiale

Recherche sur l’ensemble du site
Recherche pour cette période seulement
 
  De 1600 à 1867
Acceuil >> De 1600 à 1867 >> Liens historiques >> Articles, journaux, publications éphémères

Le commerce de la fourrure a influencé le développement historique du Canada de nombreuses façons, notons le développement de l'Ouest et du Nord, l'importance des noms de lieux canadiens, l'origine et la montée de la nation métisse, l'incidence de l'interaction entre les Premières nations et les Européens. Ces relations ont influencé l'histoire des gens et des événements qui ont marqué le marqué le commerce de la fourrure.


Image 1 | Image 2 | Image 3
Author: Thomas Pinfold
Title: Copy-book of Letters Outward &c 1679-94
Publisher: The Champlain Society for The Hudson's Bay Record Society
Year Published: 1948
Copyright Holder: Expired; no restrictions on use. Please credit The Hudson's Bay Record Society.
  -70- Thomas Pinfold : La CBH contre les Français

Il s’agit ici d’un affidavit résumant la revendication des Anglais à l’égard de la baie d’Hudson. La Compagnie de la baie d’Hudson tentait de poursuivre les Français pour la destruction de trois forts de la CBH (fort Charles, fort Moose et fort Albany) à la baie James (« le bas de la baie ») en 1686.

Pierre de Troyes (le Chevalier de Troyes) se rendit, par voie terrestre, de Québec à la baie James avec 30 soldats réguliers et environ 70 miliciens canadiens : les Anglais furent pris par surprise et offrirent peu de résistance, et de Troyes captura les trois forts et un bateau de la CBH sans perdre un seul homme.

L’auteur, Thomas Pinfold, débute sa description par l’exploration de Henry Hudson en 1610 dans le détroit et la baie, et souligne que toutes les cartes reconnaissent son exploit en donnant son nom à ces lieux. P254-256, 3e paragraphe : « The Case of the Hudson's Bay Company... the French ever made into Hudson's Bay. »


« L’affaire de la Compagnie de la baie d’Hudson
avec les Français du Canada.

Le détroit et la baie d’Hudson en Amérique furent anciennement découverts par Sir Martin Forbissher Davies, Henry Hudson et d’autres de leurs camarades.

Plus particulièrement en l’an 1610, Henry Hudson fit une exploration plus complète du dit détroit et de la baie, baptisés en son honneur, comme on peut le voir sur toutes les cartes, etc.

Deux ans après, Sir Thomas Button s’y rendit et en prit possession pour le roi James, plus particulièrement de Port Nelson, où il enterra le commandant de son navire, dont le nom était Nelson. L’endroit a gardé ce nom jusqu’à ce jour.

En 1631, le capitaine Fox sous le commandement du roi Charles le Premier, navigua entre autres jusqu’à Port Nelson et y érigea une croix qui avait été à l’origine plantée par Sir Thomas Button; cette croix portait une nouvelle inscription faisant mention de ses camarades. Il y nomma également le pays adjacent de la Nouvelle Galles du Nord, pays qui porte encore ce nom sur toutes les cartes, etc.

En l’an 1667, Zachary Gilham, un sujet de ces dits camarades, se rendit dans la baie et découvrit en bas de la baie une rivière qu’il a appelée la rivière Rupert et il y construisit un fort et le baptisa le fort Charles.

Il porte encore ce nom maintenant et il en fit un poste de traite avec les Premières nations et conclut un pacte d’amitié avec ces derniers.

En 1670, son ancien camarade octroie par Charte à la dite compagnie la totalité du commerce dans la région du détroit et de la baie, avec toutes les terres, les territoires, les rivières et îles aux alentours du détroit et de la baie.

Pendant tout ce temps, les sujets du roi de France ne peuvent même pas prétendre avoir exploré ou découvert la dite baie et le détroit.

En 1672, la compagnie envoya à M. Bayly leur gouverneur qui ratifia le pacte conclu par Guilham avec les Indiens, et entretint une correspondance avec Monsr.

Fantenack [sic], alors gouverneur du Canada, qui ne vit pas offense pour les Français à ce que les Anglais établissent ou construisent des forts au bas de la baie.

En 1682, Monsr. De la Cheney et d’autres marchands privés du Canada constatant que les Anglais, suite aux fortes dépenses engagées, tireraient un commerce avantageux dans la baie équipèrent plusieurs navires et envoyèrent Grosileir et Radisson qui entrèrent à Port Nelson et brûlèrent les postes de la compagnie, saisirent les biens et provisions et détruisirent le fort où se trouvaient M. Bridgar, l’agent en chef de la Compagnie et plusieurs autres de ses camarades.

Radisson et Grosileir furent poursuivis au Canada comme pirates et des plaintes furent également déposées à la Cour de France, mais aucune satisfaction ne fut obtenue suite à cette première expédition des Français dans la baie d’Hudson...

Tho. Pinfold
21 mai 1687


Other Related Material
Trouvez plus d’information sur la « bataille pour la baie » - entrez « batailles » dans la case de recherche à votre gauche.

Voyez l’interprétation d’un artiste d’une bataille navale.

Consultez le Beaver Index - p. ex., entrez « Fort Albany, Gillam, Frobisher, Frontenac, » etc.

Did You Know?
Le « Radisson » mentionné dans l’affidavit semble être le même Pierre Esprit Radisson (n. 1640 - d. 1710) qui intéressa la cour anglaise au commerce de la fourrure dans la baie d’Hudson. Radisson fut au service de la CBH de 1670 à 1675, puis il retourna en France.

En 1682, il entra au service de la Compagnie du Nord, établie en Nouvelle-France cette année-là, et se rendit à Port Nelson, où il captura non seulement John Bridgar de la CBH, mais également un groupe de marchands de la Nouvelle-Angleterre (dirigés par Benjamin Gillam, le fils de Zachary!).

Radisson revint au service de la CBH en 1684 et se retira finalement en 1687. Le « Grosileir » mentionné dans l’affidavit était Jean Baptiste Chouart, le neveu de Radisson et le fils de son compagnon de voyage de longue date, Medard Chouart des Groseilliers.